Répartition
Ouest et Sud-ouest de la France.
Morphologie
Le Triton marbré est une grande espèce dont la taille est comprise entre 12 et 15cm.
La tête, munie d’yeux peu proéminents, est aussi large que longue ; elle est prolongée par un tronc qui rappelle celui d’une Salamandre terrestre. La queue est musculeuse, aussi longue que le reste du corps, mais toujours de section ovale.
Le dimorphisme sexuel existe surtout en période nuptiale, le mâle possède alors une crête dorsale à bord ondulé qui s’interrompt brutalement au niveau de la région pelvienne. La crête se prolonge sur la queue qui est très haute. Chez la femelle, la crête n’existe pas.
Les membres sont robustes, la peau est moins granuleuse que celle du Triton à crête.
Coloration
Le Triton marbré est une belle espèce dont le dos, le dessus de la tête et les pattes sont de teinte verte ou olive, avec des taches brun foncé ou noirâtres plus ou moins étendues, surtout au niveau des flancs.
Les doigts sont annelés de vert et de noir.
Chez le mâle, la crête dorsale est barrée verticalement de bandes noires séparées par des bandes jaunâtres ou d’un brun clair. La femelle présente un sillon vertébral jaune orangé qui se prolonge sur la queue.
Biotope
L’espèce fréquente les mares, les fossés et les abreuvoirs de plaine. En France, les zones montagneuses n’hébergent généralement pas de Tritons marbrés.
L’espèce cohabite avec le Triton à crête dans l’Ouest (Maine-et-Loire, Ille-et-Vilaine, Mayenne) et un peu plus au Sud (Creuse, Loire-Atlantique par exemple).
Comportement
De mœurs terrestres une bonne partie de leur vie, les Tritons marbrés hivernent à terre, mais dès le mois de février on les rencontre dans les mares. Comme chez Triturus cristatus, il existe des parades sexuelles puis, dépôt par le mâle d’un spermatophore qui sera capté par les lèvres du cloaque de la femelle. Les œufs sont pondus isolément, très rarement par 2 ou 3, sur les feuilles des végétaux aquatiques.
Les larves, à l’éclosion sont tachées de brun foncé ; leur croissance est assez rapide et en fin de vie larvaire on les distingue assez facilement des larves de Triton à crête par la coloration, ainsi que par le nombre de sillons sur les parois latérales du corps (12 ou 13 chez T. marmoratus, plus de 13 chez T. cristatus). Au moment de la métamorphose qui survient en été, les jeunes Tritons marbrés se retirent sous les pierres et la mousse humide, leur coloration rappelle celle de la femelle adulte.
L’alimentation est à base d’Invertébrés et de leurs diverses larves.
Les hybrides obtenus ont des caractères intermédiaires à ceux des parents ; appelés Tritons de Blasius (De l’Isle 1862), ils ont été décrits comme étant le produit d’un mâle à crête et d’une femelle marbrée ; le croisement inverse avait été appelé Triton de Trouessart (Peracca 1886). Les zones d’hybridation ont été étudiées avec précision par A. Zuiderwick (1984).
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