Répartition
Principalement la moitié Nord de la France.
Morphologie
C’est une grande espèce de 13 à 16cm de long, à tête aussi longue que large ; le tronc, de section sub-circulaire, est prolongé par une queue assez longue. Les membres sont assez robustes, doigts et orteils sont libres, sans membranes.
La peau, très caractéristique, est verruqueuse. On la distingue très facilement de celle des autres espèces de Tritons et elle contient de nombreuses glandes.
Le cloaque du mâle en reproduction est bien développé, de même que la crête dorso-caudale brune ; cette dernière est fortement dentée.
Coloration
La coloration d’ensemble est brune ou grisâtre avec des macules noirâtres plus ou moins apparentes. Les flancs, la base de la queue et surtout les parties latérales de la tête sont piquetés de points blancs nacrés. La face ventrale est jaune d’or ou orangée, marbrée de grandes taches noires plus ou moins accolées. Les doigts et orteils sont annelés de noir et de jaune. La gorge est grisâtre, ponctuée de blanc. Le dimorphisme sexuel est très net au printemps et les couleurs sont plus vives chez le mâle. Par ailleurs, chez ce dernier, la base de la queue est de teinte gris perle, alors que chez la femelle c’est un mince liséré jaune orangé qui caractérise le bord inférieur de l’appendice caudal.
En Belgique, Parent (1979) signale la présence du Triton à crête dans les affleurements de marnes ou argiles. Il semble que ce soit le cas général, mais la colonisation de milieux neufs, tels que des carrières abandonnées, est souvent observée, de même que celle des mares abreuvoirs.
Le Triton à crête se rencontre aussi bien en plaine qu’à moyenne altitude (1000m). Les observations faites dans l’Est donnent des mensurations généralement plus faibles en altitude qu’en plaine.
Biotope
L'espèce fréquente les eaux stagnantes, assez profondes et riches en végétation aquatique. Il semble que la composition chimique de l'eau joue un rôle important et plus particulièrement la richesse en sels de calcium et en plancton. Les milieux plus ou moins entrophisés lui conviennent parfaitement ; il s'y trouve d'ailleurs avec d'autres espèces comme Triturus helveticus, T. vulgaris ou T. alpestris. Les mares abritant les quatre espèces ne sont pas rares. Dans l'Ouest, Triturus cristatus cohabite avec T. marmoratus. Des hybrides naturels (Triturus blasii) sont alors observés dans les zones de sympatrie.
En Belgique, Parent (1979) signale la présence du Triton à crête dans les affleurements de marnes ou argiles. Il semble que ce soit le cas général, mais la colonisation de milieux neufs, tels que des carrières abandonnées, est souvent observée, de même que celle des mares abreuvoirs.
Le Triton à crête se rencontre aussi bien en plaine qu'à moyenne altitude (1000m). Les observations faites dans l'Est donnent des mensurations généralement plus faibles en altitude qu'en plaine.
Comportement
Après un hivernage assez long, on rencontre les premiers Tritons courant mars. D’un naturel assez lent, ils se déplacent sur le fond de la mare dans les zones peu profondes, mais dès qu’ils se sentent menacés ils regagnent promptement les secteurs les plus profonds. Il est facile d’observer les mâles et les femelles en période de reproduction, car le soir ils fréquentent volontiers les bords des plans d’eau. Le comportement des mâles est alors très caractéristique : avant de déposer son spermatophore, le mâle dresse sa queue et la fait onduler lentement. Après la fécondation, la femelle pond des œufs blanchâtres sur les feuilles des plantes aquatiques (200 environ). Après un développement embryonnaire de 15 à 20 jours, les larves éclosent et mènent une vie libre. Le développement larvaire est rapide et après trois mois les jeunes mesurent 50 à 80mm. La métamorphose survient alors en été et les individus quittent l’eau pour se réfugier sous les pierres ou les souches d’arbres.
Certaines larves conservent leurs branchies externes apparentes : ce sont des néoténiques, plus fréquentes en altitude qu’en plaine.
Les proies capturées par les jeunes ou les adultes sont d’assez grosse taille : Oligochètes, larves diverses, Mollusques ; les phases d’alimentation sont liées à la température du milieu.
Le Triton à crête est une espèce dont les populations actuelles sont en régression. Le recul est en partie lié à des phénomènes de pollution, et à la disparition des milieux aquatiques favorables.
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